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Le registre des échéances d'une TPE

Assurances, contrôles du local, contrats à reconduction tacite, pièces à fournir aux clients : le socle d'échéances que toute petite entreprise doit tenir, quel que soit son métier.

Un registre des échéances est la liste des dates qui engagent l’entreprise — celles dont le dépassement coûte de l’argent, un contrat ou une couverture — avec, pour chacune, son responsable, son délai d’alerte et sa preuve — l’attestation ou le rapport qui montre qu’elle a été tenue. Ce n’est pas une liste de tâches : une tâche disparaît une fois faite, une échéance revient et exige à chaque passage sa preuve.

Quel que soit le métier, une entreprise de quelques personnes tient déjà plus de dates qu’elle ne le croit. Elles n’ont rien de spectaculaire — une assurance, un contrôle, une attestation à renvoyer — et c’est justement pour cela qu’elles passent inaperçues jusqu’au jour où l’une manque.

Le socle, métier mis à part

Les assurances. Responsabilité civile professionnelle, multirisque du local, flotte s’il y a des véhicules. Ce sont les premières à réclamer une attestation, et les premières qu’on oublie de mettre à jour après un changement d’assureur. La plupart se résilient à l’échéance annuelle, avec un préavis de deux mois (art. L113-12 du Code des assurances) : la date qui compte n’est pas celle du renouvellement, mais celle où le préavis expire.

Le local. Dès qu’un établissement emploie des travailleurs, l’installation électrique se vérifie chaque année (arrêté du 26 décembre 2011), délai extensible à deux ans si le précédent rapport est sans observation. Les extincteurs suivent leur propre rythme : maintenance annuelle par une personne compétente (norme NF S 61-919), inspection trimestrielle, révision décennale en atelier. Le matériel incendie s’essaie au moins tous les six mois, essais et visites consignés au registre (art. R4227-39 du Code du travail). Trois équipements, quatre rythmes : c’est précisément ce qu’un rappel unique ne sait pas suivre.

Les pièces que vos clients réclament. L’attestation de vigilance Urssaf vaut six mois ; votre client professionnel — le donneur d’ordre — doit vous la demander à la signature puis tous les six mois, pour tout contrat d’au moins 5 000 € HT (art. L8222-1, D8222-5 et R8222-1 du Code du travail). Un client particulier est soumis à une vérification allégée : un seul document de la liste lui suffit (art. D8222-4). L’extrait d’immatriculation n’a pas de péremption légale, mais l’usage est d’en exiger un de moins de trois mois. Ces pièces se redemandent aussi longtemps que le contrat dure ; un dossier incomplet suffit à bloquer un paiement.

Les contrats et le bail. Les reconductions tacites ont une fenêtre de résiliation étroite : elle s’ouvre plusieurs mois avant l’échéance et se referme au terme du préavis, typiquement un à trois mois avant la date — deux mois pour la plupart des contrats d’assurance (art. L113-12 du Code des assurances). S’y prendre « juste avant l’échéance », c’est déjà trop tard. La rater ne coûte rien le jour même : elle coûte une année de plus.

La loi Chatel oblige à prévenir avant une reconduction tacite — mais elle ne protège que les consommateurs et les non-professionnels (art. L215-1 du Code de la consommation). Entre entreprises, elle ne s’applique pas : seule la date inscrite au contrat compte, et personne ne vous préviendra. C’est exactement le rôle du registre.

Mis bout à bout, ce socle tient en une dizaine de lignes :

Échéance Rythme Qui la réclame ou l’impose
Vérification de l’installation électrique Annuel (2 ans si rapport sans observation) Arrêté du 26 décembre 2011
Maintenance des extincteurs Annuel Norme NF S 61-919
Inspection des extincteurs Trimestriel Norme NF S 61-919
Révision des extincteurs en atelier Décennal Norme NF S 61-919
Essais et exercices incendie Semestriel Art. R4227-39 du Code du travail
Attestation de vigilance Urssaf Semestriel, dès 5 000 € HT Vos clients donneurs d’ordre
Extrait d’immatriculation Moins de trois mois (usage) Clients et administrations
Attestation d’assurance À chaque renouvellement Clients et bailleur
Résiliation des contrats d’assurance Échéance annuelle, préavis de deux mois Art. L113-12 du Code des assurances
Reconductions tacites (fournisseurs, maintenance, abonnements) Préavis contractuel de un à trois mois Le contrat seul — la loi Chatel ne couvre pas le B2B

Ce qui distingue un registre utile d’une liste morte

Une liste répond à « qu’est-ce que j’ai ? ». Un registre répond à « qu’est-ce qui va me tomber dessus ? ». La différence tient à trois colonnes que la plupart des tableurs n’ont pas : qui s’en occupe, combien de temps avant il faut s’y prendre, et où est la preuve.

C’est aussi ce qui explique qu’un rappel unique — trente jours avant, pour tout — ne marche pas. Trente jours suffisent pour renouveler une attestation ; ils ne suffisent pas pour un dossier de qualification, et les délais des services de santé au travail font qu’à trente jours il est déjà tard pour obtenir un créneau de visite médicale — c’est une échéance à anticiper à quatre-vingt-dix jours. Le bon délai d’alerte se règle ligne par ligne, selon le temps qu’il faut pour agir.

Ce que Kimori en fait

Kimori est ce registre, colonne pour colonne. Qui s’en occupe : chaque ligne porte un responsable, et c’est lui que l’alerte va chercher — pas une boîte mail commune. Combien de temps avant : l’alerte part avec un délai qui suit l’importance de la ligne — court pour une attestation à renouveler, long pour une visite médicale ou un dossier de qualification. Où est la preuve : le document vit sur la ligne qu’il justifie — l’attestation sur l’assurance, le rapport sur la vérification électrique — et ressort en quelques secondes quand un client le réclame.

Vous partez d’un modèle plutôt que d’une page blanche, et vous n’ouvrez l’outil que lorsqu’il vous écrit — c’est-à-dire au moment où il reste du temps pour agir. Partez des dix lignes qui coûtent le plus cher à rater : votre registre est en place en dix minutes — découvrir Kimori.

Sources

Questions fréquentes

Un tableur suffit-il pour tenir ce registre ?

Au début, oui. Il cesse de suffire le jour où personne ne l'ouvre : un tableur ne prévient pas tout seul, il attend qu'on vienne le consulter. C'est presque toujours ce qui manque, pas la colonne « date ». Le jour où une date doit vous trouver — au lieu que vous alliez la chercher —, il faut un outil qui écrit : c'est exactement ce que fait Kimori.

Par où commencer quand on n'a rien ?

Par ce qui coûte le plus cher à rater : les assurances et les pièces que vos clients réclament. Dix lignes justes valent mieux qu'un inventaire exhaustif abandonné à la moitié.

Combien de temps faut-il pour mettre en place ce registre ?

Une dizaine de lignes suffisent pour couvrir l'essentiel, en partant des assurances et des pièces que vos clients réclament. Le reste se complète au fil de l'eau, quand un contrat se signe ou qu'un contrôle est annoncé.

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